où trouver les "jeunes artistes" ?

 

voici des lieux ouverts du Grand Paris où vous pouvez découvrir des "jeunes artistes" ; liste non exhaustive mais qui permet de répondre partiellement à cette question : où puis-je découvrir ces jeunes sans frapper aux portes fermées ou zigzaguer d’atelier en atelier ?

qu’est-ce qu’un "jeune artiste" ?

c’est un artiste plasticien qui, indépendemment de son âge, est en fin de formation ou émergent sur la scène artistique publique et destiné à être professionnel ; il n’est pas ou à peine dans le circuit visible et cherche à montrer son travail à une galerie, un centre, une association, une exposition, une foire, pour démarrer sa vie active autonome

  > accueil d’Almanart > autres lieux inattendus

focus : jeunes artistes plasticiens émergents, artistes débutants, jeunes diplômés beaux-arts / images : clic=zoom

 

 

notre dernier jeune coup de coeur

 
> Lucile Kessil (Senechal-Parfait) est parmi les diplômées avec félicitations de la promo 2016 des Beaux-Arts ; elle expose en 2017 à Felicità (ci-dessous) un mur de tableaux humanistes et un grand trompe-l’oeil ; d’une technique parfaite, ces peintures traditionnelles portent sur des sujets très actuels : on voit bien l’excellent apport de l’Atelier François Boisrond ;
elle se réfère volontiers à l’Histoire, par le biais des architectures notamment, et considère un tableau comme un "arrêt sur image" -encore une relation entre la tradition et la modernité- la peinture "laissant place à la symbolique et à la subjectivité" ce que la photo sait peu faire

 

  Lucile Kessil

 

 

où donc découvrir de "jeunes artistes" à Paris ?


le Grand Paris fourmille d’ateliers-incubateurs, d’associations et lieux de résidence groupant des artistes, aussi bien intra-muros (comme Le 100 par exemple dans le 12ème, Les Frigos dans le 13ème) qu’en périphérie proche notamment à 94-Ivry (La Fabrique, Le Lavoir), ou 93-Montreuil (Le 37bis) ou les nomades Ateliers Icade ; mais peu ont une politique dynamique d’exposition de ses membres, elles se contentent de journées "portes ouvertes" une fois par an ou de trop courts vernissages ; aller les voir n’est pas aisé

 

  il faut vous tourner vers les rares institutions qui font une promotion efficace et visible des artistes émergents ; il y a en a que 3-4 à notre connaissance, c’est bien peu !   > faites-nous connaître d’autres lieux promotionnels actifs et facilement abordables 

 

 

 

 

 

> les juste-sortants des Beaux-Arts de Paris

 
la célèbre Ecole des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) est peu performante en promotion post-cursus (voyez ce que fait l’ECAL de Lausanne pour promouvoir ses élèves...), étant jusque-là un cercle fermé genre Education Nationale hors des réalités de la vie ; mais elle est en pleine transformation et rénovation pour fêter son bi-centenaire en 2017, nous suivons l’évolution pour vous en reparler (mais cela traine un peu). Elle aide ses élèves de deux manières :
 
> deux jours Ateliers Ouverts, comme le font toutes les écoles d’art et de design ; vous êtes libres de fureter dans les ateliers de la rue Bonaparte, où des élèves encore en cursus vous montrent leurs travaux ; vous pouvez les rencontrer ainsi que leurs professeurs ; c’est intéressant, il y a toujours de bonnes surprises :
 - Ateliers Ouverts rue Bonaparte : 29 juin au 1er juillet 2017 à Paris
 - Ateliers Ouverts à Saint -Ouen : 1er et 2 juillet 2017 (grande annexe technique aux B-A, au sein des Puces)
 
> Felicità, la grande exposition des diplômés avec mention de la promotion n-1, dans le rénové Palais des Beaux-Arts ; Felicità 17 s’y tient du 20 mai au 14 juillet 2017, entrée quai Malaquais :
une scénographie aérée permet aux oeuvres d’occuper l’espace ; nécessaire car s’y répand quantité d’installations, certaines intéressantes d’autres un peu ridicules voire bâclées (intolérable)... trop de conceptuel, spécialité française et des Beaux-Arts : vous ne comprenez rien sans l’explication des artistes (même la commissaire s’y perd...) ; mais certains élèves sont prometteurs, ainsi Lucile Kessil et :

Alexandre Lenoir artiste

Alexandre Sebag artiste

Caroline Reveillaud artiste

 
Alexandre Lenoir a passé des mois à minutieusement peindre, coller, gratter cette immense toile, qui fait dyptique avec -en face- une autre au contraire créée en quelques heures de manière gestuelle : la confrontation est dans la méthode
 
Alexandre Sebag a aligné sur un mur de plusieurs mètres, comme une composition musicale, de minuscules oeuvres en papiers blancs : une recherche du type éditoriale sur le support et l’oeuvre, qui oblige aussi le spectateur "de ralentir son regard"
 
Caroline Reveillaud déploie la lecture d’un livre, considérant le "livre et l’architecture comme deux systèmes semblables d’agencement" ; ici composé sur le thème de la ligne

 

plusieurs félicités sont invités à la H Gallery (10 juin-22 juillet) qui les accueille, avec des oeuvres... accrochables !

 

 

 

> le Salon de Montrouge, booster d’artistes

 
ce Salon soixantenaire et incontournable, fruit des efforts de la Mairie de 92-Montrouge, se tient en mai au Beffroi à côté du métro, à 300m de la Porte d’Orléans ;

 

Thomas Agrinier, un des artistes que nous avons rencontré au Salon de Montrouge 2009
cela l’a bien aidé et il est désormais connu et expose à l’international
Le-sens-des-réalites, huile, 2017, 130x162
 

sa très forte réputation fait que plus de mille dossiers parviennent à un jury composé de personalités du monde de l’art ; cette grosse machine, dotée de trois prix et d’une vente aux enchères, fonctionne bien et booste une trentaine d’heureux sélectionnés ;
tout artiste peut y candidater à condition d’être en début de carrière, ne pas avoir de galerie attitrée, ne pas avoir présenté son travail à un large public et avoir "un lien fort avec la France" (nationalité, résidence, études) ; il n’y a pas de condition d’âge : un canevas qui correspond exactement à notre définition du "jeune artiste"

 

voir notre reportage

 

 

 

> le 6b à Saint-Denis

 
appellé Le 6b en raison de son adresse proche de la gare RER D Saint-Denis, que ce grand HLM des années 70 ne vous décourage pas : entrez, c’est ouvert tous les après-midi de semaine lors des expositions qui se succèdent ; c’est un lieu de création et de diffusion essentiellement d’art plastique, une résidence autogérée de plusieurs dizaines d’artistes ; les propositions lors des expositions sont souvent intéressantes et novatrices, par exemple en fin 2016 :

dans cette nappe qui se répand sur le sol, Marion Richomme oppose les textures du nuage de Tchernobyl à la délicatesse de cette interpétation en matériaux nobles : faience et émail, comme si la terreur pouvait être belle<

 

 

Tchernobyl-Abondance,286x172,
faience-oxyde-fer-email-terre, 2016
  Mathilde Chénin
cet immense et superbe fresque d’Emilie Sévère ressemblerait à un paysage abstrait, ce qu’elle nie ; ce serait plutôt des paysages mystiques, un peu comme ceux que vous voyez sur les plafonds de la Sixtine mais sans les protagonistes ; ces volutes ont en effet un souffle, une dynamique exceptionnelle

 

Emilie Sévère, Topos, 2016, 200x720
  Valentina Canseco

 

 

 

 
> la Fondation Ricard

juste derrière la Concorde, la Fondation d’entreprise Ricard est depuis vingt ans un tremplin pour les jeunes artistes qu’elle présente dans son espace ; elle délivre un prix décerné par un jury de collectionneurs et personalités d’art, achète l’oeuvre et l’offre au Centre Pompidou ; elle organise aussi des conférences et des rencontres artistes-curateurs-public ;
les expositions sont variables en genre et qualité, parfois minimalistes jusqu’au dérisoire, parfois passionantes ; bémol : les artistes, bien que d’avant-garde, ont déjà un cursus connu, établis depuis une dizaine d’années ;

   

ainsi fréquenter la Fondation vous donne une vue assez juste de l’art plastique actuel, du meilleur au pire, mais peu de jeunes découvertes ; entrée gratuite ;
c’est plutôt une précieuse contribution qui donne aux artistes émergés un tremplin vers le monde des musées et grands centres ; c’est aussi un lieu d’échange et de convivialité, avec un côté un peu bobo, avec effluves du savoureux pastis Ricard

 

vue générale de l’exposition dédiée
à Laurent Montaron fin 2016

 

 

 
> la Fondation Francès

à 60-Senlis à 45 km au nord de Paris, la Fondation Francès a constitué un fonds de près de 600 œuvres d’art actuel et fait un travail pédagogique autour de ses expositions ; celles-ci sont longues et tournent peu, les artistes sont plus émergés et connus (pas forcément en France) qu’émergents, mais toujours d’excellente qualité ; la ligne conductrice est l’engagement de ces artistes, que ce soit politique, écologique ou sociétal ; entrée payante

> par exemple montré toute l’année 2016, Mircea Cantor (prix Marcel Duchamp 2011) est dejà célèbre ; ainsi fréquenter la Fondation Francès vous donne une vue ponctuelle sur le meilleur de l’art actuel avec, parfois, de belles découvertes...
agrémentées d’une promenade dans une belle région (les expositions sont ouvertes le samedi)

voir notre reportage

 

Mircea Cantor, série Maternitas,
2016, encre, 42x30
(courtoisie Fondation Francès) / clic=zoom
 

 

> le Palais de Tokyo

 
injuste de ne pas le mentioner ici car c’est "le" musée de Paris sur l’avant-garde plastique internationale ; s’il fait travailler des artistes dejà connus du monde l’art, il dédie ses Modules (petites galeries autonomes au sein des locaux) à des artistes émergents internationaux de bon potentiel d’évolution : qualité variable, on est dans l’expérimental ; à découvrir lors d’une grande exposition car les Modules ne sont pas montrés sur son site.

 

> faites-nous connaître d’autres lieux actifs et facilement abordables 

 

 

 



à vos petits écrans !

  > le blog d'almanart : curiosité, humour, people, sexy...
 

 

annonces d'événements :

 

Foto Doc’ Collection s’ouvre à Arles

 
voici la première exposition fotofever à Arles, autour de la photographie documentaire, en collaboration avec 10 galeries partenaires

> du 03 juillet au 24 septembre 2017
entrée libre à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz

 ? qui est fotofever  ?


 

un artiste crée la tombe de Gauguin !
 

quelle histoire !

un peintre, Pierre Bompard (1890-1962), a créé la tombe de Paul Gauguin aux Marquises...
racontée par Les Atamanes


 ? qui sont les Atamanes ?

 


 

blog à part...

 sur vos petits écrans : le blog d’Almanart !
décoiffant, incongru, sexy, people, pas sérieux quoi...

 


 

annoncez vos événements

cet espace est pour vous,
visible de nos 250 pages,
pour un montant minimum

contactez-nous


 

suivez nous  :  petits écrans :

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre ad mel :

aucune autre information n'est demandée

 

 

 

 

Mesure d'audience par :

 

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :