prix de l’art : souvent trop cher !

 

le prix des oeuvres est souvent exorbitant !

puisque l’art s’est -parait-il- démocratisé, le prix d’une oeuvre devrait être plus en rapport avec le pouvoir d’achat et le marché, moins lié à un système de cote (réel ou artificiel).
Ce paradoxe économique est surtout révélé en période de crise ; devenant nuisible, il finira bien par changer

 

 

 

 

> accueil d’Almanart

 

 

 

 

Sophie Calle, Le Major Davel,
sérigraphie, 1994, 162x148
à la Galerie Perrotin en janiver 2014
 

actualité du prix de l’art :

> les oeuvres de Sophie Calle, artiste sexagénaire célèbre chez nous , sont extrêmement difficiles à estimer ; elle sont anormalement basses sur le marché coté (de 300 à 10’000€) ; pourquoi ?
> sa production est peu prolixe et elle est très peu sur le second marché car les collectionneurs ne revendent pas et qu’elle est plus facile à voir en institution qu’en galerie ; elle utilise beaucoup les textes de sorte que son public est très francophone
> il est difficile de placer ce type d’oeuvres dans une classification car elles sont d’une grande variété : photo, installation, poésie, sculpture ?
> par exemple Sophie Calle a présenté en 2014 une série intéressante sur les tableaux "Dérobés" : chaque oeuvre assemble une photo d’un emplacement vide d’un tableau dérobé dans un musée, et d’une descriptions qu’en font de mémoire différentes personnes connaissant ces tableaux ; le résultat est pittoresque... comme ce résidu de peinture brûlée où ne subsiste que ce pleureur
> plusieurs artistes actuels sont dans ce cas, laissant les amateurs un peu déroutés


focus : prix vente achat oeuvre art, prix tableau, coût, prix cote de l’art, coût prix oeuvre art tableau

 

deux mondes

... se croisent sur une même passion artistique :

> celui des 500 artistes mondiaux de la liste Christies, des collectionneurs VIP, des galeries multinationales, des hautes enchères... Ne crachons pas dans la soupe car ce monde est une locomotive : financière (par les ventes et le mécenat), artistique (les grands salons n’existeraient pas sans elle), didactique (bien des fondations vivent par elle) ; l’art leur doit beaucoup. Dans cette catégorie les achats peuvent être sans limite, mais ce n’est pas notre monde, lecteurs d’Almanart !

> celui des "gens normaux" : acheteurs ou collectionneurs réguliers ou occasionnels, souvent instruits, passionnés, aisés sans être riches ; qu’ils soient commerçants, employés, cadres moyens ou supérieurs, professions (dites) libérales... pour eux le prix d’achat se heurte à une limite et les oeuvres sont souvent trop chère ; cette page est pour eux

 

 

 

l’art n’a-t-il pas de prix ?

il devrait être est relatif au pouvoir d’achat, mais non, de sorte que tout le monde n’est pas à la même enseigne :

correct pour les uns, trop élevé pour les autres

lors des années de plein boom, en octobre 2005 le Figaro publiait un tableau économique de l’art contemporain : le prix moyen d’une oeuvre aux enchères y était d’environ 2800 € ; c’était 13 fois moins qu’aux USA ; l’art bon marché en Europe ? pour les américains qui y viennent, oui ; pour les Européens, moins...

...voire pas du tout pour les français ; remettons les choses dans leur contexte :
> printemps de cette même année 2005 : Les Echos, 1er journal économique français, publiait un panorama des salaires moyens annuels européens : la France était au plus bas de l’Europe centrale (en milliers d’Euros/an net : France 14, Italie 18 (partie officielle...), les autres pays de 25 à 35 !)
> 2015 : en 20 ans le Français statistique se sera appauvri, ce que ressentent beaucoup de gens (et pas faute à l’Europe puisque les pays du nord se portent bien).
La vérité est que si l’art ici semble cher, c’est que le Français a un niveau de vie trop bas pour se l’offrir ! et ce n’est pas la fuite des "riches" en Belgique qui améliore les choses...

quel prix est-il raisonnable ?

ce qui est sûr : dans le contexte français actuel (2015) il n’est pas raisonnable de proposer 2000 € une oeuvre d’un jeune bon artiste, pas inconnu mais ayant un parcours en province (car les cotes se font dans les grandes métropoles), ou 4000 € celle d’un autre plus agé, plus connu, ayant exposé à Paris mais pas sur la scène internationale. Car le salaire mensuel moyen d’un cadre est de l’ordre de 5000 € brut [enquête 12/09/2013 de la La Tribune ; l’inflation étant nulle, en 2015 la situation est la même], ce qui signifie, dans un pays écrasé d’impôts, qu’il ne lui reste moins de 1000 € par mois pour l’art...

amusant : cette oeuvre de Pascal Maljette a été achetée par
une banque chinoise qui l’a placée dans sa salle VIP ;
elle représente un Yen incrusté autour duquel tournent
une quantité de petits poissons, signe de chance (clic=zoom)
 

Par contre dans le contexte Allemand ou Belge, ces prix sont acceptables

l’inadaptation

l’inflation artificielle des prix de l’art est un paradoxe : des artistes ou des marchands proposent des prix élevés pour des oeuvres qui ne le méritent pas, s’accrochant sur des cotes anciennes ou s’imaginant que si un prix est élevé des acheteurs vont juger que c’est mérité... un raisonnement déconnecté des réalités économiques ci-avant.

Par ailleurs la multiplication des sites de vente sur internet vient augmenter fortement l’offre, d’autant que la crise économique fait que tout le monde veut vendre. Sur ce média il y a actuellement un déséquilibre global de l’offre et de la demande (Almanart a des marqueurs sur quelques sites qui le démontre).
Alors sur ce média très souple on peut trouver des oeuvres moins chères que dans les circuits habituels de vente d’art, avec toutefois des inconvénients graves

 

.
vous êtes amateur, collectionneur ? alors vous êtes aussi acheteur et vendeur !
pour vous, Almanart annonce des oeuvres de qualité
à céder par des particuliers

 

 

l’aspect patrimonial

le raisonnement patrimonial est important : un collectionneur qui fait un réel effort financier pour une oeuvre qui le fait craquer, désormais évalue à priori sa potentialité à conserver de la valeur au cas où, voire même qu’elle gagne un peu.
On ne peut non plus écarter l’influence des achats purement spéculatifs, devenus nombreux en raison de liquidités qui ne savent plus trop où se placer dans ce monde instable ; cela peut déplaire mais c’est une réalité.

Concrètement, en qualité de conseillers, nous voyons que les collectionneurs aisés préfèrent dès 2000 ou 5000 €, dépenser pour une oeuvre qui soit crédible sur le plan patrimonial plutôt qu’une autre, c’est-à-dire revendable un jour, bien que sans but proprement spéculatif.
Peu d’amateurs envisagent (même s’ils ne le l’avouent pas) une telle somme sans se poser la question de la valeur ; s’ils consentent à un sacrifice plus élevé, c’est pour un artiste coté et ascendant, situé dans un genre reconnu ; ces collectionneurs feront cet effort un fois par an, ce qui est insuffisant pour dynamiser le marché

 

une absurdité économique :

dans n’importe quel secteur marchand, un bien rare donc demandé, voit son prix augmenter ; il en est ainsi de quelques artistes connus ou disparus ; c’est normal. Mais il y a une contrepartie économique naturelle : s’il y a surabondance de l’offre, les prix diminuent et il y a braderies ou soldes ; un raisonnement économique normal. Mais non ! l’art plastique semble prisonnier d’un principe spécifique absurde : on ne baisse ja-mais les prix ! (du moins en facade, car en cette période de crise on peut négocier 10-15%, mais il faut le savoir).
Alors une majorité d’artistes a des stocks énormes d’ invendus ; pire, ils risquent de devenir ou de rester peu connus, par non-visibilité et non-rotation des oeuvres
Moralité : il est vain de créer artificiellement des prix ou une cote élevés, s’imaginant mieux vendre : une cote est le résultat des ventes constatées sur le marché, pas d’une vanité individuelle ou d’une tactique éphémère.

Les marchands, galeries et artistes doivent se posent cette question : qui sont leurs clients aujourd’hui, y sont-ils bien adaptés ? Et s’ils ne vendent "presque rien" (ce que nous ne cessons d’entendre) : que doivent-ils en conclure ?

 

  > acheter, oui mais alors... combien ?  

 

 

 



à vos petits écrans !

  > le blog d'almanart : curiosité, humour, people, sexy...
 

 

annonces d'événements :


 

ouverture de l’après-vente
multiples art urbain et contemporains

après les enchères du 18 avril chez Blanc-Manteaux Auction il reste de belles pièces en "après-vente" :

 

ci-dessus, un emblématique "C215 !

jusqu’au 2 mai !  __  ? qui est Blancs-Manteaux ?
 


 

 dans un mois : le Sm’Art !

le Sm’art est le premier salon d’art contemporain de la région PACA ! avec des nouveautés
dans un beau parc à Aix en Provence

SM’ART : du 11 au 15 mai

 ?? qui est Sm’Art Aix ??

 


 

le parcours fotofever paris est né !

 
"fofofever start to collect"
crée le parcours guidé des galeries partenaires : visites, guide-conseil...

une innovation pour bien débuter une collection

mois de la photo 20/04-01/05

 ? qui est fotofever  ?


 

Larousse décrypte Picasso

une méthode originale pour "lire" Picasso,
à un prix modique :
parcours du peintre, savoir lire trente oeuvres

 

Lire la Peinture de Picasso

 


 

des services personnalisés
pour les amateurs
et les collectionneurs !

 



 

suivez nous  :  petits écrans :

 

 

Plans et itinéraires du Grand Paris :
Où sont les quartiers d'art ?

 

 

 

Le "Petit Mot" : 10 micro-newsletter/an, gratuites

abonnez-vous, entrez ici votre ad mel :

aucune autre information n'est demandée

 

 

 

 

Mesure d'audience par :

 

 

 

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous, ici
entrez votre mail :

10 newsletter/an, gratuit

 

 

 

 

 

 

nos partenaires :

 

 

 

nos amis en art et design :