salon de Montrouge : l’art futur

 

l’avenir de l’art selon le Salon de Montrouge

 

"ce Salon permet aux amateurs de découvrir des talents peu connus et de tisser des liens avec eux ; les professionnels y trouvent un vivier d’artistes qu’ils peuvent intégrer dans leurs programmes"
[Stéphane Corréard, commissaire artistique jusqu’en 2015]
"la Ville de Montrouge (ndlr : Grand Paris sud) a su se forger par ce salon une place de choix dans la cartographie de l’émergence, avec une notoriété certaine" [Ami Barak et Marie Gautier, directeurs artistiques dès 2016]

 
  > accueil d’Almanart à 92- Montrouge > autres lieux inattendus

focus : salon d’art contemporain de Montrouge, jeune création artistes émergents / images courtoisie Salon de Montrouge, clic=zoom

 

Le salon se tient dans le Beffroi, majestueux témoin de l’architecture des années 30 construit par Henri Decaux ; en sortie directe du métro Montrouge et d’un parking :

> admirez au 3ème étage (lorsque l’administration daigne y laisser les portes ouvertes...), cette splendide fresque du Montrougien Moebius (alias Jean Giraud), douce et animée, panorama des héros de sa série Arzach Rhapsodie

 

 

Salon de Montrouge, la lente dérive hors du réel

 

2017 : de moins en moins pour le public d’amateurs d’art...

l’édition 2017 s’est tenue du 27 avril au 24 mai 2017 ; compte-rendu du 62ème Salon de Montrouge ;
Almanart suit le Salon depuis longtemps, avec curiosité et plaisir ; ce salon s’est affirmé par sa qualité et sa réponse au besoin de faire découvrir de bons artistes inconnus et leur proposer un tremplin ; un succès pour les artistes qui obtenaient une visibilité, pour les galeristes qui y cherchaient de nouveaux champions, pour le public aussi qui découvrait le futur...
Ceci conjugué au passé car il y a moins de plaisir, moins de sensations, trop d’intellectualisme : le salon dérive lentement vers une tendance conceptuelle-ésotérique, expérimentale et universitaire, débouchant parfois sur un style que nous baptisons "CRAV : Circulez, Rien A Voir" (exemple)...

Absurde : dans ces années de crise, sélectionner des artistes qui n’ont rien à vendre aux amateurs, c’est les mettre en situation d’impossibilité de vivre par eux-mêmes hors de l’assistanat, cette tare française. Imagnez un visiteur ayant l’idée d’acheter une oeuvre (ce n’est pas le but du salon, mais il y a une vente aux enchères à sa clôture...) : en 2017 il aura du mal à trouver son bonheur, environ 50% des oeuvres sont physiquement invendables à un particulier.
A l’étranger, on reproche aux artistes français d’être trop conceptuels, de s’adresser à la caste restreinte d’intellectuels "officiels" ; ça ne s’améliore pas... Attention, les artistes africains arrivent ; ils sont excellents et... concrets !
 

deux coups de coeur (concrets) :

parmi la soixantaine de sélectionnés, une dizaine nous a séduit ; deux exemples :

> Mathilde Chénin

il est toujours étonnant de découvrir une oeuvre significative exécutée avec des moyens simples ; c’est un trait rare et précieux ; ainsi devant ce travail, vous pouvez penser à un excès de simplicité, c’est le contraire : chaque énoncé, sorte de conversations, suit une logique de déclinaisons et antinomies, comportant quelques règles de couleurs et de positionnements ; et en prime c’est esthétique ; résultat d’un workshop, la démarche est expliquée ici

Mathilde Chénin,
ST (métaphores),
2016, installation
de structures de post-it
  Mathilde Chénin

 

> Valentina Canseco

ces trois oeuvres réunies résultent d’un travail de réflexion autour d’un engin (et de son statut) des plus communs : la caissette de légumes ! une sorte de broderie thématique rendant l’objet pérenne (sa version en fonte), lyrique (sa version dessin, qui sort de l’épure), design (sa version plexi en kit de montage) ; l’humour en prime ; Valentina travaille au 6B, une référence qui a les pieds sur terre

 

Valentina Canseco, ST, 2017,
3 oeuvres sur la caissettes
  Valentina Canseco

 

côtés pratique et didactique, merci de revoir :

> les explications sur les oeuvres et les artistes ; réduites à presque rien sur place, sauf à télécharger le dossier
> les micro-cartels ridicules, minuscules et lisibles qu’assis par terre... inutilisables
> supprimez donc ces thèmes artistiques abscons, dont on ne ressent pas le rapport avec les oeuvres
> bon catalogue mais les oeuvres ne sont pas celles qu’on voit et les textes souvent gonflants

Et surtout : introduire une part d’amateurs d’art parmi le jury, comité, organisateurs : ce sont toujours ceux du même cercle des professionnels institutionnels, peu en relation avec le monde réel ; un seul collectionneur ; trop de franco-français. Ce salon est trop important, trop prestigieux pour le laisser dériver

 

 

 

 

quelques mémoires...

 

2016 : un Salon de Montrouge nouvelle version

une Direction renouvelée, résultante de querelles violentes, un budget plus restreint ainsi qu’un soutien moins marqué aux artistes ; cela n’a pas empêché un choix intéressant d’artistes, parmi une tendance artistique déjà bien trop conceptuelle... Nos coups de coeur :

   

> Lise Stoufflet

cet instantané de la gestuelle de natation synchronisée fascine par son style "années 30", par cette communion trop parfaite entre nageuses, qui vont même à se ressembler ; en fait il s’agit d’un rituel révélé mystique par le masque d’une des nageuses et par les débris d’autres masques qui jonchent le sol sous le tableau, supposés abandonnés par les autres ;
cette peinture dépasse manifestement le sujet de la simple natation

Lise Stoufflet, Synchronisation, 2015
130x162, acrylique huile masques terre résine

 

> Raphaël Tiberghien

comme des acteurs, ces sculptures récitent (par la bouche de leurs têtes manquantes) une pièce de théâtre, dont le texte écrit est disponible ; par cette mise en scène curieuse et un peu dérangeante, l’artiste parle de la fragilité du discours et de la relation entre langage et plastique

 

Raphaël Tiberghien, Velat, 2016, tissu,
carton, plâtre, installation sonore ; 5 pièces
 

 

2015 : les 60 ans du Salon de Montrouge

pas mal de belles surprises rayon peinture (comme celle-ci >> de Filip Mirazovic) et quelques dessins, parmi quelques oeuvres peu imaginatives, prétentieuses ou banales... difficulté de sélection dans la masse trop élevée de candidats (60 artistes choisis sur près de 3000 candidats (2%) ?

Filip Mirazovic, Persistant dream, 2015, huile

 
> c’est la dernière édition permettant de soutenir les artistes : un Collège critique de professionnels effectuait la sélection puis chacun d’entre eux choisissait 2 ou 3 artistes pour les accompagner dans leur démarche pratique et scénographique (choix des oeuvres, préparation, accrochage, textes de commentaires...) ; une bonne idée abandonnée...

 

 


> notre coup de coeur, Benjamin Renoux :

des vidéos miniatures (un smartphone dissimulé) encadrées comme des photos anciennes au mur : ces oeuvres forment des allers-retours entre souvenirs et réalité, entre présent et mémoire ; il faut patienter un peu (pas trop) pour voir ces changements très subtils qui révèlent la vidéo derrière la photo, un procédé simple pourtant très sophistiqué

Benjamin Renoux, Us,
2014, vidéo encadrée
  22:02 30/09/2011

 

l’excellent Salon de Montrouge 2014 :

 la version 2014 aura été une des meilleures dernières ; voici deux coups de coeur d’Almanart ; que sont-elles devenues ? clic = leurs "news" :  

   

> Dominique Cozette :

en plus de la pub, elle crée de tout : sketches, chant, théâtre, sculpture, peinture (assez naïve, avec des textes) ; car le texte pour elle est important, porteur d’un humour caustique ajusté.
Cette installation de 80 petites pièces juxtaposant une photo d’une oeuvre connue avec un texte à contre-pied, comme une interprétation de la propre vie de l’artiste ; dans cet extrait : cette mère de Ron Mueck semble décontenancée par son nouveau-né... l’inverse de ce que ressent l’artiste pour sa propre fille, selon son langage parlé (clic=zoom). La forme est un peu brute mais l’essentiel est son regard goguenard, percutant comme au théâtre


 

> Inès Kubler :

l’idée et la réalisation de livres figés par la cire n’est pas nouvelle, mais celle de leur donner de la vie l’est : une très belle réalisation qui montre ce volume abandonné, froissé, sali qui reprend une autre vie par des pousses imaginaires issues de ce mini-magma ; sont-elles en relation avec le contenu du livre ? à vous d’imaginer !

 

 

 

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un artiste crée la tombe de Gauguin !
 

quelle histoire !

un peintre, Pierre Bompard (1890-1962), a créé la tombe de Paul Gauguin aux Marquises...
racontée par Les Atamanes


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