collectionnez-vous ?

 

avez-vous l’âme collectionneuse ?

on peut être curieux d’art, amateur d’art, collectionneur d’art…
Dans cette hiérarchie amoureuse, vous pouvez aimer spontanément l’art plastique, puis chercher à mieux le comprendre, ensuite prolonger vos visites d’expositions par quelques achats, et même entreprendre une collection.

Et vous, où vous situez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monica Sanchez-Robles, Iceberg3
série Equilibre, 2016, dia60
(courtoisie GalRoynette ) / clic=zoom

 

 

 

 

> accueil d’Almanart

collectionner illustré par une exposition :

> "aimer spontanément puis chercher à comprendre"... : voici qui convient tout-à-fait lorsque vous êtes face aux oeuvres de Monica Sanchez-Robles, dont l’esthétisme vous séduit immédiatement ; notamment par ses jeux de couleurs délicates ou opposées qui traduisent bien l’ambiance glacée et silencieuse de ce "reportage" au Groënland ; mais l’observation attentive montre quelques bizarreries : que veut-elle dire ?
> par exemple une photo montre une mer verte glacée avec un ciel orange en crépuscule de feu, une autre un passage entre deux montagnes curieusement symétriques, celle ci-dessous un iceberg (vu d’un hublot du navire) en miroir inversé et négatif ; en fait l’artiste traite le thème de l’équilibre, vous aurez compris l’équilibre écologique de ce milieu délicat
> elle décrit ce sujet par une variété de techniques et médiums, et pas mal d’humour aussi : regardez "Look" en vitrine de la galerie !
> à voir jusqu’au 17 juin 2017 à la Galerie Roynette

Pierre-Yves Bohm, Tat-Mulo

focus : collection collectionner photo tableaux art moderne et contemporain, collectionneur l’art

 

 

vous avez dit "collection" ?

collectionner n’est pas acheter en nombre ! La définition la plus concise vient du Petit Larousse de 1930 : "réunion d’objets qui ont du rapport". L’édition récente précise : "…choisis pour leur beauté, leur rareté, leur caractère curieux ou leur valeur documentaire, leur prix" ainsi que : "ensemble présentant une unité".

Deux marqueurs en découlent :
> la raison d’être, car on peut assembler des éléments hétéroclites sans réellement "monter" une collection : c’est ainsi que nous sommes nombreux à cumuler des livres ; il faut lui donner un sens
> l’addiction aux oeuvres d’art, comme ces livres dont nous ne pouvons nous défaire bien que déjà lus.

Ainsi, à quoi reconnaît-on un collectionneur ? à son addiction ; à quoi reconnaît-on une collection ? à son sens.

Une troisième dimension est ajoutée par Vincent Honoré : "une collection est un organisme actif ; tout oeuvre qui y entre le décentre ; c’est par ce décentrage constant que se constitue la collection ; inactive, la collection est naturalisée".

 

La démarche est longue et progressive ; tous les collectionneurs rencontrés par Almanart ont ce point commun, au moins au début : le tâtonnement, l’expérimentation, les coups de coeurs qui ne tiennent pas la durée… collectionner n’est pas une science exacte, c’est d’abord un plaisir, voire un jeu, à prendre avec ses incertitudes !

 

Leonard Lauder (grand collectionneur de modernes) explique : "caché dans chacune de ces peintures cubistes, il y avait des significations, des pensées et de l’histoire ; ce n’est pas seulement en les regardant, mais en les étudiant aussi qu’elles m’ont procuré un énorme plaisir, tout comme de chercher leur origine et ce à quoi elles avaient conduit" [ J.Benhamou-Huet, Les Echos 12/12/14]

 

 


 publi-information partenaire : le bon choix des Atamanes

   

> les Atamanes s’intéressent aux Petits Maîtres, ou Second Maîtres de la peinture ; une orientation très originale dans ce domaine -presque inexistant sur internet- de l’art moderne et aussi de l’art contemporain
> leur site de vente propose aussi des expositions virtuelles commentées

 

par exemple, vous pouvez vous offrir pour 2300€ ce monotype
de Dick Higgins, un des fondateurs du mouvement Fluxus !

 

 

 

quels liants font l’unité d’une collection ?

comment donner du sens à sa collection ?

Cela peut prendre tous les aspects : cohérence sur un mouvement artistique, caractéristique d’une époque, d’une technique, d’un métier (pour le design), attachement à un genre (le street art) même à travers les âges (le nu, le paysage), à un thème (l’humanisme), à l’exotisme ou l’histoire des civilisations (pour les arts premiers), à l’histoire sociale (pour l’art singulier), intérêt pour un média (photo, art numérique) et toutes combinaisons de ces éléments.

 

 

Cette toile a été par passion intégrée au sein d’une collection,
mais aussi pour aider cet artiste émergent, qui a été
d’ailleurs reconnu dans le monde professionnel de l’art
Thomas Agrinier, La Prisonniere, 2011, huile et bombe, 190x140
(courtoisie l’artiste) ... clic=zoom
  Thomas Agrinier, La Prisonniere

Une collection peut aussi être un moyen de découvrir et d’encourager des jeunes artistes d’avant-garde ; son liant est donc la découverte du futur de l’art, mais cette raison sera un jour périmée... ou célèbre comme celle de street art de Alain-Dominique Gallizia montrée au Grand Palais

 

 

comment lui donner de la valeur ?

> la valeur artistique : est liée au sens de la collection et à la rareté de ses composants, et aussi à la documentation qui l’accompagne.

Ainsi certains collectionneurs sont méfiants vis-à-vis des multiples et, dans ce cas, cherchent le plus possible les oeuvres tirées en nombre très restreint, ceci de manière sûre (peu de risque de retirages ou duplications sauvages) et pérenne (notamment du fait des ayants-droit), ce qui pose des problèmes en photo, vidéo et arts numériques (voir : tirages, combien admettre) ; mais il est possible voire intéressant de collectionner des multiples en respectant certaines conditions

> la valeur financière : aujourd’hui l’art est aussi devenu un investissement voire un refuge en cas de crise, le collectionneur le moins motivé sur cet aspect ne peut l’ignorer, ni en écarter l’idée. La valeur financière, liée aussi à la rareté d’une oeuvre, est entrée dans le critères caractérisant une collection, même si ce n’est pas son but.
Avec cet immense avantage sur le coffre fort : vous habitez au sein de vos "valeurs", voire dessus s’il s’agit de design ! :)

 

 

voila un bon système de cotation burlesque : à chaque visiteur qui s’attarde
devant ce tableau acheté aux Puces 300€, un capteur mesure le temps passé et
imprime un ticket, afin de faire sans cesse monter le prix de vente de l’oeuvre
Laurent Mignonneau et Christa Sommerer, The value of art, 2010
(courtoisie Galerie Charlot) ... clic=zoom
  Laurent Mignonneau et Christa Sommerer

 

.
vous êtes amateur, collectionneur ? alors vous êtes aussi acheteur et vendeur !
pour vous, Almanart annonce des oeuvres de qualité
à céder par des particuliers

 

 

 

montrez donc au public votre collection privée !

l’homme a de tous temps collectionné : livres, antiquités, outils, disques, timbres... ces collections privées font l’objet d’échanges entre initiés, se montrent entre amis... mais ceci reste dans la sphère privée.
Même les grandes collections d’art jusqu’à peu ne se montraient qu’en privé ; ainsi en était-il des Cabinets de Curiosité, de la Renaissance jusqu’au 19ème. Alors la découverte publique de ces grandes collections ne se faisaient que lors des succession mises aux enchères ; la dernière collection emblématique d’art et design montrée au public fut celle de Yves Saint-Laurent, par une formidable exposition dans son milieu reconstitué, avant sa dispersion
 

vos motivations

 

aux 20è et 21è siècles cette dichotomie absolue disparait : le grand collectionneur aime montrer ses trésors, pourquoi ? pour des raisons combinées :

 

Gottfried Honegger (voir son exposition solo à Pompidou en 2015), aussi grand collectionneur, a donné son fonds au fameux EAC, l’Espace d’Art Concret à Mouans-Sartoux : "un jour nous avons réalisé avec Cybil Albers, que 400 oeuvres en privé n’avait plus de sens ; l’art est par définition public" ; et : "une collection révèle la biographie du collectionneur, son engagement ; ainsi elle est aussi une création" [extrait de Pour un Art Concret, EAC, 2004, CNAP]

> lorsque la collection devient importante en nombre et qualité, vous êtes sollicité pour des prêts : le partage devient une évidence ; d’ailleurs vous ne savez plus où les mettre, autant les placer en sécurité ailleurs
> vous êtes tentés par créer une Fondation, l’achat par elle interposée est incitatif pas seulement pour des raisons fiscales, mais aussi des motivations artistiques, didactiques et le désir d’apporter quelquechose à la communauté, et de toutes façons elle nécessite de montrer les oeuvres
> montrer votre collection même partiellement contribue fortement à sa valorisation et aussi à la vôtre
> c’est un bon moyen de vous faire entrer dans le cénacle des mécènes voire des décideurs dans le domaine de l’art et d’y jouer un rôle intéressant et utile...
bien sûr, sauf si la collection est purement spéculative (stockée dans un port franc par exemple) et/ou obtenue par des voies détournées...

comment faire ?

les moyens qui vous permettent de découvrir votre collection privée au public sont multiples :

> les prêts d’une ou d’un ensemble d’oeuvres soit pour une exposition, soit en dépôt long-terme dans un musée par exemple ; avantage : tous les frais sont à leur charge ; vous pouvez exiger de rester anonyme

 

> cette toile de Paul Delvaux, présentée au
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris en 2016,
fait partie d’une collection privée ; elle est
en dépôt au Musée d’Ixelles à Bruxelles

Paul Delvaux, La Terrasse, 1979 / clic=zoom
(courtoisie Paul Delvaux Foundation)
  Paul Delvaux, La Terrasse

> les donations aux musées, encouragées par le dispositif de dations en France, dont les plus grandes font l’objet d’expositions temporaires
> les Fondations sont une disposition fiscale et pratique pour permettre à une collection privée d’être visible, qu’elle soit créée par vous-même ou vos ayants-droit ; par exemple elles jouent un rôle didactique comme la Fondation Francès, ou dans la promotion de jeunes artistes comme la Fondation d’Entreprises Ricard ou la promotion d’un genre comme la Fondation Guerlain pour le Dessin
> des espaces d’art (sous forme de Fondations ou de Musées privés) dévolus aux collections privée, le plus connu à Paris étant la Maison Rouge fondée par le collectionneur Antoine de Galbert (exemple d’expo) dont les expositions temporaires sont basées sur des collections privées ; mais le financement de l’exploitation est risqué, on se souvient douloureusement de la faillite de la Pinacothèque de Paris début 2016 ; la pérennité n’est pas assurée, par exemple la Maison Rouge fermera en 2018, la Fondation se transformant.

Exemple d’une réussite en développement : la jeune mais complète collection de street-art de Nicolas Laugero Lasserre, qui tourne régulièrement pour être vue par divers publics.

 

 

 



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