un art pluridisciplinaire

 

la transversalité en art

Petit Robert, "transversal : qui recoupe plusieurs disciplines".

Ce mixage des genres et des techniques est un des caractères de l’art contemporain, qu’on qualifie de "transversalité" ou "pluridisciplinarité"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zimoun, installations sonores
in-situ, 2017
(courtoisie 104) clic=zoom
 

la transversalité illustrée par une exposition :

> ah, le doux ronronnement d’une bétonnière... mais lorsqu’il y en a soixante, cela devient un grondement assez angoissant, une métaphore du monde BTP en marche... quant au concert de cartons ou de baguettes, ils tiennent de la cacophonie ou du bruit de la jungle
> ces effets sont extraordinaires car ils émanent d’immenses installations immersives où le spectacle visuel s’allie à l’ambiance sonore : êtes-vous dans une exposition d’art plastique ou dans un concert de musique concrète ? les deux : la transversalité est la force de frappe de l’artiste Zimoun, qui expose dans le monde entier
> le plus surprenant est la simplicité des matériaux, mais en fait l’animation est complexifiée par les partitions multipliées
> un moment extraordinaire à vivre au Centquatre, jusqu’au 6 août 2017 ; vos enfants vont aussi adorer

 Zimoun 104

 

> accueil d’Almanart

> sommaire de comprendre

focus : art pluridisciplinaire transversal, transversalité en art contemporain ; intermediation, artiste pluridisciplinaire

 

 

  Ed Rusha  

La transversalité se définit par une cohabitation de différents genres artistiques au sein d’une même oeuvre, par un mélange d’époques (déjà les arts africains sont repris par Picasso dans les années 20), de géographies (le japonisme avec les Nabis en fin du XIXè...), ou de domaines artistiques (installation et musique...)

cette peinture de Ed Rusha faite en 1962 n’est pas une publicité,
mais une oeuvre montrant la puissance du cinéma à Los Angeles,
présentée au Centre Pompidou en 2006, exposition "Los Angeles"

 

Le développement en art de la pluridisciplinarité et la transversalité doivent beaucoup à la notion d’art total promu par Fluxus dans les années 60 : Dick Higgins, théoricien du groupe Fluxus, y introduit le concept d’Intermedia [Statement of Intermedia] pour libérer les artistes des disciplines et supports d’art convenus (tableau, photo, sculpture...), à ouvrir les frontières entre les médias de la vie et celles de l’art, voire même lier l’art plastique à d’autres arts (musique, poésie...)

une rare oeuvre de Dick Higgins, plus musicien que plasticien :
série Music Number 8, Play it Safe, encre, 1989, 30x40
(clic=zoom)
  Dick Higgins

 

  Tony Soulié  

La photographie est à la mode depuis quelques années ; en fait les artistes purement photographes sont moins nombreux que ceux utilisant la photo soit comme un de leurs supports artistiques, passant d’un medium à l’autre y compris par la prise de vues photographique, soit partant d’une photo prise par eux-même ou sur internet, pour la peindre, la gratter, ou la transformer numériquement

 

c’est le cas par exemple de Tony Soulié depuis de nombreuses années
représenté notamment par la Galerie Buck ((courtoisie)
clic=zoom

 

 


publi-information partenaire . Fluxus chez les Atamanes :

Dick Higgins  

 

> la galerie en ligne Les Atamanes présente début 2016 une exposition sur le mouvement Fluxus, avec notamment des oeuvres rares de Dick Higgins

Dick Higgins, Rose et vert et frondaisons, sérigraphie unique

 

> qui sont Les Atamanes ?


 

 

 

la pluridisciplinarité traverse époques et mers

à part l’influence ancienne des arts africains, orientaux ou asiatiques sur l’art occidental, la transversalité se remarque déjà en fin du XIXè dans la Sécession viennoise, au début du XXè dans le constructivisme (et sa continuation par les deux Bauhaus), après la 1ère guerre mondiale avec Dada puis les surréalistes dans les années 20, puis dans les années 60 avec les artistes de l’Ecole de New-York et le pop-art, enfin se développe partout en fin des années 80 : Anne Bony parle d’hybridation des domaines de création et Nicolas Bourriaud parle de fusion des styles grâce à la communication et la mondialisation

Chen Zhen a présenté en 2005 au Palais de Tokyo une installation composée
d’éléments de la vie courante comme abandonnés depuis des années, recouverts d’une poussière brune
une telle oeuvre n’aurait pu exister dans le cadre fermé les disciplines d’art convenues jusqu’en fin du 19ème siècle
  Chen Zhen

 

La transversalité traverse les continents, en témoigne la reprise du style pop par les artistes chinois ; elle concerne toutes les cultures (l’art multi-éthnique) comme les différentes sociétés (vers les minorités sexuelles ou sociales) ;

> exemples : Richard Avedon et ses photos entre mode et art, Laurent Pariente et ses labyrinthes architecturaux, Pierre & Gilles et leurs montages kitsh "indous", Sylvie Fleury et ses installations de cosmétiques, l’indien Subodh Gupta et son utilisation d’ustensiles communs...

 

Elle se traduit aussi par une mise en relation avec l’histoire de l’art ou l’utlisation de techniques venant de domaines autres

> cette oeuvre de Hélène Muheim relève du "romantisme noir" exposé au musée d’Orsay en 2013 : rappelant les gravures fantastiques du 18è siècle, elle est réalisée au crayon et... à l’ombre pour paupières, pour le velouté

 

Hélène Muheim

> Hélène Muheim
Le niveau des larmes ne cesse de monter, 2013, 70 x 100 ; à la Galerie Maïa (courtoisie)

 

 

 

 

la pluridisciplinarité dans l’art actuel

si elle est aussi bien installée dans l’art actuel, c’est que la transversalité reflète bien notre société multiple, instantanée, simultanée et mondialisée ; l’historien e y perd un peu ses références et l’amateur ses points de repères, par rapport aux mouvements et genres d’art autrefois bien définis.

 

L’artiste actuel, lui, ne cherche pas si loin ; il a sucé son pouce devant un ordinateur et utilise naturellement l’art numérique qui facilite le brassage des domaines artistiques : la transversalité actuelle est banale, naturelle

 

> par exemple cette oeuvre de Radmila Bacri emprunte à trois domaines : la mode, la bibliophilie, l’art plastique

Radmila Bacri est styliste de mode à Paris ; elle a créé cette couverture en filigrane (fils d’or entrelacés) du Guide Michelin 2009 à l’occasion du centenaire de ce monument
(courtoisie Bacri et Michelin)
Radmila Bacri

 

Noémie Sauve

à partir d’un de ses tableaux, Noémie Sauve créer une scène proche de la performance (ici au parvis du Centre Pompidou), qu’elle photographie ; La Danseuse, 2009
(courtoisie Noémie Sauve)

> Noémie Sauve créer ces mises en scènes Disconographiques inspirées du théâtre ; de statiques elles devraient s’animer et pourraient devenir un opéra

 

 

Cette universelle pluridisciplinarité a deux conséquences :

> la classification fermée des genres (sculpture, dessin, cinéma, musique, illustration...) perd sa pertinence
> les frontières traditionnelles sont gommées entre art et mode, art et décoration, art et poésie, art et théâtre... bref elle banalise la distinction entre arts majeurs et arts mineurs.

 

Reste un risque : une discipline fermée comporte des codes, des usages, des règles certes contraignantes mais qui poussent à la rigueur du geste voire à la modestie de l’acteur ; une discipline ouverte s’en affranchit plus facilement.

Et sont apparues des dérives, par exemple celle de l’art "bling-bling" international qui vient de la pub, lui empruntant ce qu’il y a de plus facile, de manière à parraitre dans les médias pipoles ; le but : vendre ; on est ici dans "l’art marketing" ; en matière de transversalité, on a ici franchi la ligne rouge...

 

Jeff Koons, grand artiste mais parfois fantaisiste de haut niveau,
pour le marché une excellente affaire, doit peut-être autant son succès
à son art qu’à ses ébats érotiques médiatisés avec une célèbrité...
une sorte de transversalité si l’on peut dire...

Jeff Koons

 

 

 

 

 



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