vendre ou revendre une oeuvre d’art

 

Montrer ses oeuvres, les promouvoir, tenter de les faire vendre... autant de questions vitales pour l’artiste.

Cela intéresse aussi l’amateur d’art qui souhaite vendre ou revendre une oeuvre, un tableau, de sa collection !

L’amateur ou l’artiste sont des particuliers (à qui s’adresse cette page) et les méthode de vente sont à peu près les mêmes :

  • vendre, à qui et où ?
  • vos questions qui reviennent si
    souvent (FAQ)

 

 

 

 

 

Shaka (Marchal Mithouard)
Ronde, 2017
(courtoisie Gal. Lazaraw)

 

 

 

 

 

 

 

 

> accueil d’Almanart

(re)vendre illustré par une exposition :

> cette Ronde par des personnages anonymes, qui probablement n’en finira pas et ne sert apparemment à rien, est une allusion -bien sûr- au mythe de Sysiphe (cette grande huile est aussi complétée par un beau dessin) ; elle se place très bien dans cette exposition solo nommée Anatomie du Mouvement, un mouvement impossible a arrêter
> Shaka est maintenant connu et présent en galeries ; comme bien des artistes il a fallu se faire connaître avant de pouvoir vendre et vivre de son art ; comment a-t-il fait pour y arriver ?
> travailler, évidemment... et ? s’il a pris pseudo - Shaka-, c’est qu’il a commencé dans les rues ; bel apprentissage qui permet de se faire connaître même à l’international, mais vendre est une autre affaire ; il y a quelques années Marchal Mithouard a fait un pari audacieux : de grandes fresques mi-peintes et sculptées et l’une a frappé les esprits lors d’une foire off de la Fiac ; un investissement qui a vu son retour : quelques galeries audacieuses l’ont pris très tôt, dont celle-ci :
> à voir jusqu’au 26 avril 2017 à la Galerie Lazarew

Shaka (Marchal Mithouard

focus : vendre oeuvres d’art, revendre un tableau, comment où vendre, vendre art sur internet, vendre art aux enchères, vente art

 

vendre, à qui et où ?

 
Les procédés et endroits pour vendre sont les mêmes que pour acheter, aussi merci de vous reporter ici.
Voici quelques remarques complémentaires, et plus bas les questions fréquentes (FAQ) que vous avez posées :

 

> vendre à un marchand :

 - vous êtes amateur : assurez-vous d’abord que votre oeuvre corresponde à son domaine de compétence et sa clientèle, alors si le marchand n’est pas noyé sous un stock d’invendus, il peut être susceptible d’acheter ; bien sûr il tiendra compte de la marge qu’il espère faire en revendant l’oeuvre.
Deux formules : où il l’achète directement soit s’il est sûr de la revendre assez vite soit s’il veut spéculer dessus, où il vous propose une mise en dépôt (cas plus fréquent), alors il doit vous remettre un reçu comportant le descriptif précis de l’oeuvre (et si possible une photo) signée et datée, peut-être avec une date limite de reprise par vous ; tout cela dépend fortement du marché

- vous êtes artiste : idem ; mais si vous n’êtes pas bien reconnu, peu de chance que le marchand achète lui-même

 

> vendre à un galeriste :

les artistess’il s’agit d’un galeriste-marchand (voir la différence), vous êtes dans le cas précédent.
Par contre le galeriste qui soutient des artistes vivants n’achète généralement pas d’autres artistes, sauf cas particulier ; son domaine et sa ligne artistique doivent alors être le critère principal pour aller le voir.
Revendre une oeuvre à une galerie qui vous l’a précédemment vendue est un cas un plus classique ; normalement le bon galeriste se doit de vous la racheter au prix de vente original, ou l’échanger (sauf s’il ne suit plus l’artiste) ; mais tous n’ont pas cette capacité financière et les bonnes moeurs changent... disons que c’est plus fréquent dans le haut de gamme, où le galeriste tient aux bonnes relations et choie ses clients

- vous êtes artiste : ce cas est devenu rare

 

 

> vendre aux enchères :

c’est l’usage le plus fréquent : il est complétement décrit ici ; attention aux frais au vendeur, l’acheteur n’est pas le seul à payer la prestation de la Société de Vente Volontaire (SVV).

 - vous êtes amateur : un avantage est l’expertise, surtout pour les oeuvres d’un certain prix et si vous êtes peu connaisseur : cet expertise et l’estimation du prix de mise sont faites par des professionnels. Comme la Société a pour vocation de défendre le vendeur, pas l’acheteur : c’est bien pour vous ; sauf si l’estimation est biaisée, par exemple sous-estimée pour "faire venir les amateurs", et que votre oeuvre -faute de vrais enchérisseurs- se trouve sous-vendue... Il arrive aussi, c’est plus rare, qu’une surestimation empêche la vente. Tout ceci fait partie des risques consentis mutuellement, et vous n’avez que peu de recours.
Il arrive aussi qu’une belle plus-value se révèle, si l’oeuvre est d’un nom connu ET qu’elle soit à la mode ou recherchée ET qu’elle soit de la bonne période de l’artiste ET de la bonne technique, format, état, etc... c’est donc rare, sauf dans le haut de gamme.
Autre avantage : depuis 2010 les Sociétés de Vente ont le droit en France de vendre de gré à gré, sans qu’il y ait enchère, surtout (encore) dans le haut de gamme ; cela se passe généralement après les enchères lorsqu’il y a eu ravalement de votre pièce, puisqu’elles vous défendent, vous, vendeur ; ce sont surtout les marchands d’art qui se manifestent alors pour acheter ou alors des clients très connaisseurs et conseillés.
Inconvénients : vendre aux enchère est moins discret

- vous êtes artiste : ce cas d’un artiste qui met aux enchère directement n’est pratiqué que faire monter la cote, en ayant un complice ou un ami amateur qui "renchérit" ; en fait cela ne marche pas bien car une cote n’est crédible que s’il y a plusieurs ventes qui l’établissent ; et dans ce cas cela finit par devenir cher : n’oubliez pas qu’il y a des frais qui s’appliquent au vendeur ET à l’acheteur... (voir ici)

pratique :
 - nous vous illusionnez pas trop : le particulier qui vend une pièce ne fait pas réellement le marché puisque c’est la succession des ventes qui fait une cote ; et les reventes contemporaines viennent souvent des galeries elles-mêmes (parfois pour faire monter la cote...)
 - si votre pièce semble de bonne qualité, faites une expertise, sondez le marché (ou demandez-nous)
 - sélectionnez votre Société de Vente, la date, le lieu en Europe pour vendre au mieux
 - vous êtes décidé ? mettez-vous d’accord avec la Société de Vente sur l’estimation (sur une tactique compte-tenu de l’avis de l’expert), le prix de réserve, la communication (photo dans le catalogue...) et enfin, sur la commission que vous devrez à la Société entre 5% (haut de gamme) et 15% (bas de gamme) ; tout ceci est d’autant plus négociable que votre pièce est belle, rare et bien cotée ; pour les oeuvres plus communes, vous suivrez les tarifs standard

 

artprice

 

> vendre directement à un particulier :

 - vous êtes amateur : à éviter si vous n’êtes pas compétent... mais c’est votre affaire ! au moins, demandez conseils ! (nous le faisons)

- vous êtes artiste : cela fait partie de votre job ! mais svp attention aux bonnes manières, voici nos conseils :
. si vous êtes soutenu par une galerie régulière, ne faites pas une vente sans l’avertir car la confiance réciproque cela se mérite ; pratiquez le même prix final qu’elle, sauf une remise plus forte s’il s’agit d’un proche ou d’un amateur qui vous a suivi avant que vous soyez dans la galerie ; n’oubliez pas que dans ce petit milieu, TOUT fini par se savoir !
. vous pouvez passer une convention même orale avec la galerie, par exemple lui reverser 10% d’une vente en direct ;
alors puisque vous vendez au même prix que la galerie, votre gain reste tout de même supérieur d’environ 30-40% que celui que vous auriez en vendant par votre galerie (selon les remises que la galerie fait à ses meilleurs clients)
. pratiquez les ventes en direct de manière secondaire, voire rare : question d’honnêteté
. pour cette raison, si la galerie vous représente bien, vous soutient en production, vous montre souvent et régulièrement, alors abstenez-vous de toute vente en direct, sauf exception ; nous connaissons des artistes qui appliquent strictement cette règle : tout est question d’équilibre
. règle absolue : il est à l’évidence indispensable qu’un amateur ne découvre pas que vos oeuvres sont sur le marché (tout se sait ) à des prix incohérents : votre cote de prix et d’amour va vite dégringoler...

 

> vendre sur internet :

c’est pratiquement le même contexte qu’à un particulier, sauf qu’il est public et s’adresse à tous :
 - vous êtes amateur ou artiste
deux cas : soit sur un site généraliste (e-Bay, Amazon, LeBonCoin...) et c’est la jungle avec la mauvaise réputation qui peut s’étendre à vous par contagion, soit sur un site spécialisé à choisir en fonction de la qualité de ce que vous y voyez, ce qui explique alors que les vendeurs sont souvent des professionnels.
La vente sur internet à fortement décollé entre 2011 et 2014 :
mais actuellement
en crise, l’offre est pléthorique : tout le monde veut vendre, donc les ventes sont... mécaniquement moins nombreuses : effectivement il y a énormément de propositions invendues ; vous serez le nième...

pratique :
 - avantage : vous sollicitez beaucoup d’acheteurs potentiels ; cela sert aussi à sonder les prix
 - inconvénients : c’est un milieu risqué, avec quantité de faux, il y a une énorme offre hétéroclite ; mieux vaut connaître
 - désormais beaucoup de sites sérieux se sont développés ; ils sont tous spécialisés en art : donc évitez de vendre sur les sites généralistes, sauf pour vendre des oeuvres pas chères... artiste : votre réputation est en jeu

 

 


 

 

 

vos FAQ* pour vendre une oeuvre d’art :

 

* : FAQ = Frequently Asked Questions = les questions que vous nous avez beaucoup posées

 

 

 artiste, quelle démarche dois-je suivre pour la mise en vente de mes dessins ? Faut-il les expertiser afin de leur attribuer une cote (ou fixer un prix de vente) avant une mise en vente, en galerie ou aux enchères ?

il faudrait parler de prix et non de cote, qui est le résultat statistique établi en ventes aux enchères ; "créer" une 1ère cote est impossible, en fait vous devez décider d’un prix qui, finalement, sera reconnu par le marché s’il est correct (ndlr : voir "estimer la valeur d’une oeuvre ; c’est une discussion à tenir avec la galerie ou la maison de vente. Il faut écouter le conseil de ces professionnels et rester raisonnables si vous n’êtes pas déjà connu.

Si vous êtes un artiste non coté et voulez vendre en direct, vous pouvez fixer le prix comme vous voulez avec ou sans un avis extérieur car en définitive c’est le marché qui sera l’arbitre : ou vous vendrez et le prix est bon (ou trop bas), ou vous ne vendez pas et il est trop haut.

Une "expertise" est soit un constat d’une cote qui existe réellement (au sens statistique), soit un accord raisonnable pour mettre en vente une oeuvre donnée d’un artiste donné à un moment donné ; attention, il existe des circuits parallèles : fausse vente pour faire monter une cote (ça ne tient pas longtemps...), répertoires bidons de cotes qui sont décrétées par les artistes eux-mêmes...

attention  : si cette question doit être personnalisée et plus précise, Almanart peut vous faire une étude plus approfondie : voir nos services


 

je me suis inscrite sur un site internet pour montrer et vendre mes oeuvres, qu’en pensez-vous, est-ce un bon moyen de vente ?

très bien, l’important d’être visible, visible, visible ! mais soyons clairs, les ventes y sont plutôt faibles, car le nombre de sites de vente est important, pas toujours de bonne qualité car figurer sur un site d’hébergement payant se fait sans filtrage qualitatif.
Les sites professionnels dédiés à l’art sont de meilleure qualité, mais concernent surtout les marchands ou particuliers qui revendent (c’est-à-dire le second marché)
Nous vous encourageons à (faire) monter votre propre site, ce qui est aisé s’il reste simple, mais attention la mise à jour devra être régulière.


 

je veux créer un site de vente de mes tirages numériques : puis-je faire l’économie d’un avocat pour le contrat et les questions juridiques ?
ndlr : cette question nous parait intéressante car certains s’imaginent qu’ouvrir un site commercial est une prolongation du simple geste de vendre sur ebay & Co...

le commerce n’est pas une activité sans risque :
> vendre sur internet de manière régulière est une VPC soumise à cette législation ; Almanart a résumé les droits des consommateurs, il faut donc que vous soyez capables d’y pourvoir : réfléchissez-y bien...
> demandez à votre Chambre de Commerce, bon conseil même si elle n’est pas spécialisé en art, pour dégrossir et vous former, aussi bien dans le commerce, la gestion internet, les éléments basics du droit, etc
> bien sûr si vos ventes restent anecdotiques (un site d’artiste qui montre ses oeuvres mais les vends aussi), pas de problème ; mais dès que vous passerez à une vitesse supérieure (celle au delà de certains seuils légaux) tous les éléments se poseront différemment et un avocat ou conseiller juridique sera indispensable


 

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marchand d’art, puis-je proposer une rémunération "au tirage vendu" qui comprendrait aussi l’achat des droits d’exploitation d’une image ?
Dois-je acheter ces droits sur toutes les utilisations possibles de l’image ?
Y a-t-il un cote officielle pour ce type d’achat de droits ?

droits : oui, si vous êtes tous deux ok, acheteur et vendeur, pour ce type de rémunération ; mais il y a obligatoirement cession du droit d’exploitation ; celui-ci peut être exclusif (ou non) donc comprendre toute autre utilisation commerciale.

Pour l’établissement d’un contrat d’exploitation, il y a des lois générales qu’il faut respecter : renseignez-vous auprès d’une Chambre de Commerce ; comme on est dans un régime libéral : si deux personnes physiques ou morales (entreprise) sont d’accord sur les termes d’un contrat qui ne vont pas contre ces lois, elles peuvent signer ce qu’elles veulent !
A toutes fins utiles rappelons que le code du commerce prévoit entre autre qu’un contrat, pour n’être pas caduque, doit être aussi limité dans le temps et dans l’espace.

Cote officielle ? non, même aux ventes aux enchères où une cote est reconnue, elle n’est pas pour cela "officielle" : il y a des habitudes du marché (le % de rémunération...), comme dans tout commerce.


 

 

je cherche les lieux, salons ou foires consacrés aux estampes où je pourrais m’inscrire, montrer et vendre mon travail

une page d’Almanart est consacrée aux salons, pour dégrossir votre recherche.

Attention  : pour ces questions personnalisées, Almanart fait une recherche rapide et tente de répondre ; sinon, ou en plus, une recherche plus approfondie peut être faite par Almanart : voir nos services


 

je suis professionnel photographe : pour vendre dois-je... :
> pour un exemplaire original : indiquer au dos de la photo le numéro de l’Epreuve d’Artiste, à côté du numéro attribué (par exemple 2/8) ?
> joindre un certificat d’authenticité ?

réponses dans l’ordre :
> numérotez aussi bien les EA que les autres tirages... les EA devraient l’être mais je ne l’ai que rarement vu ; on ne doit mettre qu’une seule mention : respectivement EA 2/4 et 3/8, par exemple
> précisez au client ce qu’est un "original" car en photo, les appellations sont assez nombreuses pour tromper l’amateur peu informé ;précisez si c’est un original du vivant de l’artiste, ou un "vintage" fait sous son contrôle, ou un retirage postérieur, d’où vient le négatif si c’est un argentique, etc ; l’artiste vivant n’y pense pas toujours, mais il aura une descendance et/ou des tiers (éditeur, imprimeur) après lui
> rédigez le titre "Certificat de Vente" puis une phrase comme : "désignation (tirage numérique, tirage argentique, technique mixte...), nom d’artiste, éventuellement nom du labo, type de support (papier X, alu...), dimensions, endroit de la signature, date de création, n° du tirage sur une série de X, vendu par, lieu, date" et s’il s’agit d’une pièce rare et/ou chère, son pédigree (expos, documentation où elle figure, acquéreur antérieur...) ; le prix de vente HT peut soit y figurer soit (c’est mieux) figurer dans une facture à part reprenant les termes principaux du certificat (les éléments pouvant être répétés au dos de la photo)


 

puis-je vendre une épreuve d’artiste (EA) quand j’ai vendu les 8 autres exemplaires originaux ? NDLR : question valable pour tous médias : sculpture, gravure, photo...

oui, car c’est aussi un original en termes du droit ; se rappeler tout de même qu’une EA est un essai que l’artiste déclare EA car il l’estime valable comme oeuvre, même s’il diffère légèrement des autres exemplaires originaux ; normalement les EA devraient être limitées à 2 et numérotées, surtout ne pas être dupliquées pour faire de la monnaie en contournant l’appellation d’original...

 

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Foto Doc’ Collection s’ouvre à Arles

 
voici la première exposition fotofever à Arles, autour de la photographie documentaire, en collaboration avec 10 galeries partenaires

> du 03 juillet au 24 septembre 2017
entrée libre à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz

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un peintre, Pierre Bompard (1890-1962), a créé la tombe de Paul Gauguin aux Marquises...
racontée par Les Atamanes


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