Cécile Schall, fondatrice de fotofever

 

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Cécile Schall a l’âme photographique, elle baigne dans la photo depuis l’enfance (petite fille du photographe Roger Schall, célèbre au début du siècle dernier) ; après 15 ans dans le marketing de grands groupes, elle a appris auprès de Will Ramsay le management des foires (Honk-Kong, Miami, New-York...).
Passionnée de photographie, elle a créé fotofever, Paris-Bruxelles, foire de photographie contemporaine

Cécile Schall

entretien avec Cécile Schall, fondatrice de la Foire de Photographie contemporaine "fotofever"
(entretien fin 2015)

 

cet entretien se déroule à la veille de l’édition de fotofever en novembre 2015 au Carrousel du Louvre, où sont attendus une centaine d’exposants et 20000 visiteurs ; depuis sa première édition en 2011 à Paris à l’Espace Cardin, la foire fotofever a pris un puissant envol dès 2012 à Tour & Taxis à Bruxelles et dès 2013 au Carrousel du Louvre à Paris ; nous nous intéressons aux clés de ce succès

 

> Almanart : les visiteurs se posent souvent cette question : quelles sont les particularités de fotofever par rapport à Paris-Photo, dont les calendriers sont identiques ; quel est son positionnement ?
Cécile Schall  : fotofever est spécialisée dans la photographie contemporaine alors que Paris-Photo couvre aussi l’historique et le vintage ; par passion j’ai une volonté de promouvoir la photographie émergente, en sélectionnant les galeries qui la défendent : la nouveauté, la découverte, la fraîcheur, sont mes maîtres mots
Pour cela il y a une double sélection : si la moitié des galeries présentes sont fidèles et reviennent, l’autre moitié est composée chaque fois de nouvelles, dont une grande majorité d’étrangères (14 pays représentés) qui ne fréquentent pas les autres foires ; bien sûr les prix s’en ressentent et ceux de fotofever sont plus raisonnables

 

> At : la présence de galeries étrangères est forte, recherchée ?
> CS :
à fotofever elle est proche des deux-tiers ; notre présence à Bruxelles a favorisé cette ouverture, surtout sur l’Europe de l’Est avec des contributions de la Russie, la Slovénie, etc, qui nous ont suivi à Paris, confirmant notre volonté internationale ; chaque année viennent de nouveaux pays, comme la Russie en 2015
La présence du Japon est importante, c’est un acteur incontournable de la photographie artistique ; par exemple en 2015 la galerie Tezukayama montre Daisuke Takakura, un artiste remarquable encore jamais montré en Occident

 

> At : question de curiosité : par rapport aux artistes internationaux, à votre avis, les photographes français ont-il un style, une approche particulière ?
> ST :
j’ai l’impression qu’ils sont beaucoup tournés vers le nu, peut-être par éducation classique ; c’est tout de même un peu facile ; mais nous nous intéressons beaucoup aux jeunes artistes français, avec le "fotoprize", un prix pour révéler leurs talents, qui donne une visibilité à un jeune diplômé d’une école d’art française pour l’aider à pénétrer le marché ; la lauréate présentée à fotofever en 2015 est Juliette Andréa Elie

 

> At : > revenons à fotofever, vous aimez lui donner un côté festif, quelle est votre recette ?
> CS :
oui j’ai à coeur de créer une atmosphère peu intimidante : fotofever apporte une accessibilité au public qui ne connaît pas forcément les codes du marché de l’art ; ainsi je demande aux exposants d’afficher les prix.
J’aime aussi en faire une fête, pas seulement un défilé devant les stands ; par exemple il y a toujours un orchestre de jazz qui se manifeste (pour moi le jazz témoigne d’une même liberté que la photo, comme elle, il touche tout le monde)

 

> At : dès la création de fotofever, vous avez mis l’accent sur l’information voire la formation du public ; bien sûr Almanart est convaincu de cette démarche, assez rare chez les organisateurs de foires, mais concrètement que proposez-vous ?
> CS : chaque visiteur reçoit gratuitement à l’entrée "collectfoto", un mode d’emploi du collectionneur de plus de 40 pages d’interviews, de textes d’artistes, glossaire, etc. Et l’initiative "start to collect" est toujours appréciée : d’une part chaque exposant choisit une photo à moins de 1000€, désignée par une pastille, d’autre part un espace est dédié aux oeuvres adaptées aux nouveaux collectionneurs. Enfin, la nouveauté 2015 est "fotowalk", une visite guidée par un médiateur partenaire

 

> At : > quels sont les conseils que vous donneriez aux amateurs de photographie plutôt novices ?
> ST : avant tout se laisser guider par leur coeur ! on est dans l’art, l’important est la rencontre avec l’oeuvre, l’émotion, c’est pourquoi il faut se donner le temps de regarder (et il n’est pas sûr que le meilleur moment soit le vernissage) ; la passion est primordiale, ce qui m’a conduit à dédier un espace au sein de fotofever pour montrer une collection inédite autour d’un thème (en 2015 : celle de Galila Barzilaï Hollander, sur la Chaise).
Une anecdote témoin de "ma photo ferveur" : mon grand père Roger Schall (ndlr : photographe très connu des années 30) est exposé au bar de fotofever !
Ensuite la technique est aussi importante, il faut s’intéresser au tirage ; nous veillons à fotofever au respect du maximum de 30 exemplaires, tous formats inclus (ndlr : maximum pour une oeuvre originale) et même 10 voire 8 exemplaires ; c’est aussi ce qui nous différencie des circuits de vente en ligne ou des boutiques telles que Lumas ou YellowKorner (ndlr : tirages parfois par centaines)

 

 

Roger Schall

Roger Schall, La Môme Bijou à
Monmartre 1936. Collection Schall

 

 

> At : pour clore : que pensez-vous du marché de la photographie plasticienne ; notamment : l’engouement observé ces dernières années va-t-il s’assagir, le public est-il en train de changer ?
> ST :
"photographie plasticienne" pour le grand public fait parfois référence à de grands noms dont les prix atteignent des sommets, donnant l’impression d’un medium inaccessible ; pourtant 80% des oeuvres d’art contemporain sont acquises à moins de 5000 € (tous mediums confondus, source Artprice) ; le marché de la photo contemporaine peut séduire une nouvelle génération, les collectionneurs de demain.
C’est le plus jeune des mediums, qui parle à tous, donc dispose d’un important potentiel de croissance, développement qui doit s’accompagner d’une pédagogie pour qu’on n’entende plus "c’est cher... pour une photo", ou pour que l’édition en plusieurs exemplaires, qui n’a jamais été un frein en sculpture, ne soit plus considéré comme un frein à l’achat (ndlr : un "original" en sculpture ne peut dépasser 8 exempaires + 4 épreuves d’artistes)

 

 

> At  : merci de votre passion créative !

 

 

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